Pourquoi le trail ?
Parce que cette activité nous permet de changer d'air, de circuit, de sortir des routes bitumées et d'aller sur des parcours boisés beaucoup plus jolis !
Pourquoi cet article ?
Parce que j'effectue 95% de mes entraînements à pied en trail et c'est le meilleur moyen de cotoyer la nature avec quelques belles surprises : gibiers, oiseaux, couleurs d'automne, premiers pas dans la neige fraîche,.........
Avantages :
On évolue sur des sols meubles et donc moins traumatisants pour les articulations
On se muscle d'avantage la cheville que sur la route car le pied réajuste sans arrêt les irrégularités du sol. Du coup à terme : moins d'entorses !
Les parcours sont la plupart du temps plus vallonnés, on travaille différemment.
Concernant l'équipement :
Classique pour les vêtements
Les chaussures doivent par contre être adaptées à ce nouveau terrain : glissant, irrégulier !
Les chaussures à éviter : semelles lisses et creusées et fines.
Certaines marques proposent des modèles spécifiques trail : ce n'est pas obligatoire d'utiliser ces modèles.
On peut trouver très facilement des modèles « classiques » parfois mieux adaptées au trail que certaines chaussures spécifiques.
3 choses à vérifier avant d'acheter :
-que les crans soient plutôt prononcés et espacés (adhérence et débourrage de la boue)
-que la semelle ne comporte pas de trou, il vaut mieux préférer une semelle pleine : cela évitera aux cailloux et à la boue de s'y coincer.
-que la semelle soit plutot épaisse pour gommer en partie les cailloux.
Un peu de technique de base maintenant :
On regarde le plus loin possible : on anticipe les obstacles pour les franchir sans perdre de vitesse et ne pas être surpris (comme en VTT !)
Les bras sont utiles : utilisez les, ils ont un rôle équilibrateur notamment dans les descentes.
En côte : on va plutôt diminuer la foulée, tirer sur les bras pour s'aider.
En descente : c'est là que ça se complique !
Pente douce, facile : on va se servir de la pente pour être en ''sur vitesse'' : c'est facile, il n'y a qu'a pousser plus fort derrière pour augmenter sa foulée et aussi sa vitesse. Pas de surcoût d'énergie mais vitesse plus importante, sensations sympas !
Pente moyenne : c'est sur ce type de pente que l'on progresse.
C'est ce type de pente qui ne fait pas encore trop peur mais dans laquelle on peut rapidement prendre beaucoup trop de vitesse !
On va chercher à contrôler sa vitesse en se ralentissant de manière économique.
Comment ?
Eviter de courir sur les talons !!!!
Au contraire, on va chercher à « avoir du pied » !
On attaque la descente pointe de pied dirigée vers l'avant et le bas.
Une fois au sol, soit on se ralenti légèrement en freinant d'abord avec la pointe de pied puis le pied en entier. Soit on déroule si la vitesse nous semble correcte
On ne pousse plus derrière, le pourcentage de la pente nous donne suffisamment de vitesse.
On se grandit le plus possible, bras écartés pour s'équilibrer
3 avantages :
-on ne perd pas de vitesse, au contraire
-c'est une technique économique : qui n'est pas fatigante ni coûteuse en énergie.
-en attaquant pointe de pied, notre pied est très tonique et peut parer à toute instabilité du sol. On évite les entorses. La vitesse nous permet de rebondir en évitant de s'effondrer sous notre poids.
Pente très raide : On va chercher à ne pas finir en rouler bouler !
On va maintenant à l'inverse se baisser, diminuer la longueur de la foulée au maximum.
Plus la pente sera raide, plus on va chercher à s'asseoir.
On oublie le dynamisme du pied pour attaquer talon en premier afin de freiner !
C'est coûteux en énergie : on sollicite énormément les quadriceps qui brûlent rapidement !
Bonnes sorties !
Pour les connaisseurs, le col du pas de peyrol (1589m) est fermé depuis hier, la neige a fait son apparition dès 1200m !!!!!!!!! Plus qu'à sortir les raquettes et farter les skis de fond !!!
La pensée du soir : "Les montagnes ne vivent que de l'amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l'herbe s'épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n'a pas de prix : le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent" de Gaston Rébuffat