Après un samedi à ne pas conseiller avant une course où la découpe puis le pillage de bois a été l'occupation de la grande partie de la journée (Heureusement que Théo est venu aider papa !!!!!!!!!!!!! ) puis après une bonne bouffe avec Sam et Delphine à base de rosé puis de Chablis, la course prévue depuis plusieurs semaines à Lescure-Jaoul dans l'Aveyron ne faisait presque plus débat. Le but sera de faire une bonne sortie même si je sentais avant la course que les jambes semblaient être là mais les bonnes courbatures de la veille avaient enlevé tout espoir quand le réveil sonna à 5h30 le dimanche matin !!!!!!!!!!!!!!
Le programme de la journée : 17,5 km de trail très technique avec plusieurs passages de cordes, franchissement de crêtes, descentes et remontées de vallées, bref, un bon 800m de D+ où certaines acensions se faisaient à 4 pattes en tirant sur quelques arbustes pour tenter d'escalader les contreforts de l'Aveyron.
Bref, le départ est donné à 9h00 et ça y est, comme sur chaque course courte, le rythme fait vite monter les pulsations. Les premiers sentiers annoncent la couleur avec une superbe sente mono-trace où le fort laçage des lacets est de mise pour tenter de rester debout dans tous ces éboulis de cailloux cachés sous les feuilles !
Je suis 5ème dans la première descente puis remonte doucement la meute pour revenir 4ème puis 3ème. La place me fait un peu peur et je laisse un peu partir les 2 fous furieux. La première bosse en lacets met bien tout le monde dans l'ambiance où la marche est presque de mise !!!!!!!!!!!!
Je rattrape le second et garde l'écart avec le premier pendant 10 bonnes minutes. Je rejoins la tête après 25' de course à mon plus grand étonnement mais en disant : " put........qu'est ce que je fous là avec le dos en vrac et mes verres de vin de la veille" !!! Je vais commençer à croire au principe des anti-oxydants dans le bourgogne !!!!!!!!
Dans un lacet, c'est l'heure de faire un premier bilan après 7 km de course. Le second est à 100m , le 3ème à 200m puis plus personne. Je ne pense pas à gagner mais plutôt à me dire que le podium est envisageable. Je conserve la tête sans accélèrer. Le fait d'avoir bien visualiser le plan du parcours avec les grosses montées et descentes me sert énormément.
J'arrive au premier ravito au km 9, allez hop vite fait 2 verres d'eau à la volée (ça diluera un peu le vin....) et je me souvenais d'une descente sur le profil très pentue. Allez, je tente le tout pour le tout en sachant que la suite est globalement dans les bois d'où l'intérêt de prendre un petit avantage pour ensuite disparaître pour éviter de faire espérer la meute . Le risque est d'exploser vu que la reprise n'est pas très loin derrière moi mais bon, on me dit assez de prendre des risques alors hop, c'est parti à fond les ballons !!!!!!!!
Soyons fous et c'est avec un grand plaisir que je descends comme un dingue dans les éboulis, pavés, racines. J'apprécie ces parcours techniques. Là, je me dis que si je me plante, la cheville ne fait pas un salto mais un triple salto. je lâche tout sans retenue.........
En bas de la descente, un grand faux plat montant puis la fameuse montée terrible à grimper à 4 pattes à travers la montagne sans chemin, ni sentier. Il faut suivre la rubalise et être vigilant. Je n'ai pas trop l'habitude d'ouvrir la course. C'est pas le moment de déconner et de se perdre !!!!!
Je monte en tirant sur tout ce que je trouve : arbustes, pierres, racines.........le vide à droite, le vide à gauche.........pas le moment non plus de faire un saut de 500m dans le vide ........
Du haut, je m'aperçois que j'ai creusé un sérieux écart. Au moins 2 minutes je pense.........
Je poursuis mon bonhomme de chemin en ayant qu'un seul objectif : maintenir le rythme tout en apercevant ces fameux morceaux de rubalise.....Pas le temps aujourd'hui de s'arrêter pour en ramasser un bout pour Théo.
La fin, plus roulante est agréable mais moins montagneuse. J'espère que la cheville de Sam a tenu le choc dans tous ces pierriers !
Vers 4 km de l'arrivée, une longue ligne droite s'offre à nous. Je continue sans me retourner en me disant qu'au bout, je jette un rapide regard derrière. Si il y a quelqu'un au bout, faudra cavaler à fond jusqu'à l'arrivée sinon, et sans erreur de parcours, ça sent bon la victoire !
Je me retourne au bout de cette longue ligne droite et ..................personne. je dois donc avoir au moins 3' d'avance sur le second. C'est dingue car n'ayant pas l'habitude d'être devant, on a l'incroyable sentiment d'être perdu ! est-ce le bon chemin? n'ai-je pas raté un bout de rubalise m'indiquant un petit chemin à droite ou à gauche?
Je finis en relachant sans m'affoler en profitant du paysage ( pour une fois qu'on peut finir une course sans finir à fond, je ne vais pas m'en priver).
Je boucle le parcours en 1h33. Le second arrivera en 1h36. Sam finira à une belle 10ème place sur 126 participants.
Autre chose sympa, c'est qu'on a le choix au ravitaillement final !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! les assiettes sont bien pleines !!!!
Donc boire ou courir, faut pas choisir, on peut faire les 2 !
Les résultats sont là :
http://www.runningmag.fr/resultats/lescure17km-1109.pdfBon, bref, une belle course dans les vallées du jaoul et du Viaur en Aveyron. Une région très sauvage et belle et bien plus accidentée que ce que j'en pensais.
Apparemment, les jambes sont là après un peu moins de 2 mois de reprise régulière. L'UTMB (euh les 9/10ème) est apparemment bien digéré. 1 ou 2 jours de récup et c'est reparti comme en 40...........
La saison est belle et bien lancée !
Bonne semaine !!!!